Passer à la mobilité électrique est une démarche précieuse – pour l’avenir de votre entreprise, son empreinte environnementale et, souvent, pour sa structure de coûts. Cependant, de nombreuses entreprises se retrouvent au départ face à une multitude de questions : comment débuter ? Quelles solutions sont pertinentes ? Et où se trouvent les pièges typiques ?
Cet article vous présente les cinq erreurs les plus fréquentes lors du passage à la mobilité électrique – et, surtout, comment les éviter.
Erreur 1 : Se lancer sans objectifs clairs
De nombreuses entreprises "s’essaient à la mobilité électrique" sans stratégie, sans responsabilités définies, ni vision réaliste. Sans objectif clairement défini, il n’existe pas de ligne directrice pour orienter toutes les décisions à venir – qu’il s’agisse du choix des véhicules, de l’infrastructure de recharge ou de la facturation. Résultat : des solutions isolées inefficaces, des impasses techniques et des coûts de correction élevés. Les subventions restent inutilisées, les responsabilités se diluent, et la confiance dans le sujet s’effrite rapidement ; aussi bien en interne qu’en externe.
Comment éviter cette erreur :
Formulez des objectifs concrets (par exemple, réduire les émissions, améliorer les structures de coûts, ou respecter les exigences ESG) et créez un point de contact central. Commencez par des projets pilotes, tirez des enseignements solides, puis élargissez l’initiative de manière structurée.
Erreur 2 : Sous-estimer l’infrastructure de recharge
Les véhicules électriques sont commandés – mais ce n’est qu’après que l’on réfléchit à l’endroit et à la manière dont ils seront réellement rechargés. Une infrastructure de recharge absente ou mal planifiée entraîne des goulots d’étranglement, des détours lors des déplacements professionnels, et de la frustration au quotidien. Les employés doivent avancer des frais pour un usage personnel, ou les véhicules restent inutilisés. Dans le pire des cas, la flotte électrique est abandonnée parce qu’elle "ne fonctionne pas."
Comment éviter cette erreur :
Planifiez les emplacements de recharge en amont :
- Recharge sur le lieu de travail : avec gestion de la charge et contrôle d’accès pour les employés.
- Recharge à domicile : avec un remboursement conforme à la législation et un enregistrement automatisé.
- Recharge en déplacement : avec un accès à un réseau public de bornes, via une application ou une carte.
La meilleure solution d’infrastructure prend en compte ces trois scénarios – idéalement avec une gestion centralisée.
Erreur 3 : Considérer la facturation trop tardivement
Les points de recharge sont installés, les véhicules sont en circulation, mais la question de la facturation des coûts d’électricité reste floue. La saisie manuelle des reçus, une facturation incomplète ou des erreurs fiscales peuvent non seulement entraîner des coûts administratifs élevés, mais aussi provoquer la frustration des employés, une mauvaise répartition des coûts dans la comptabilité et, pire, des régularisations coûteuses en cas de contrôle fiscal. La recharge à domicile, en particulier, est un problème récurrent lorsqu’aucune solution structurée n’est mise en place : comment séparer clairement la consommation privée et professionnelle ? Comment garantir un remboursement correct ?
Comment éviter cette erreur :
Utilisez des outils digitaux pour automatiser l’enregistrement, l’affectation et la facturation de tous les processus de recharge. Assurez une interface avec votre système de comptabilité ou ERP. Cela garantit transparence, sécurité juridique et réduction des efforts à tous les niveaux.
Erreur 4 : Les profils d’utilisation ne sont pas analysés
Des véhicules électriques sont achetés sans vérifier s’ils sont adaptés aux usages réels. Une inadéquation entre les missions et les véhicules entraîne des véhicules sous-utilisés, des coûts d’exploitation accrus et de l’insatisfaction. Si une voiture électrique doit régulièrement parcourir plus de 300 km sans possibilité de recharge, ce n’est pas une solution, mais un risque. À l’inverse, de nombreux courts trajets en zone urbaine effectués avec des moteurs thermiques peuvent s’avérer bien plus coûteux et moins durables.
Comment éviter cette erreur :
Analysez vos profils de conduite réels, de manière digitale, basée sur des données, et étalée sur plusieurs semaines. Cela vous permettra d’identifier les cas où les véhicules électriques sont à la fois économiquement et écologiquement pertinents. Dans bien des cas, une flotte mixte constitue la solution optimale pour une transition réussie.
Erreur 5 : Absence de solution système évolutive
On utilise des feuilles Excel manuelles, des applications individuelles et des outils isolés. Ce qui fonctionne avec cinq véhicules s’effondre dès qu’on passe à dix. Sans système unifié, les efforts administratifs, le risque d’erreurs et les coûts augmentent. Les opérations de la flotte deviennent un assemblage incohérent.
Comment éviter cette erreur :
Adoptez dès le départ une plateforme intégrée qui regroupe tous les sites de recharge, utilisateurs et processus – depuis l’enregistrement technique et la facturation automatique jusqu’aux rapports pour la comptabilité et les exigences ESG.
Conclusion : la structure l’emporte sur la complexité
La mobilité électrique apporte de nouvelles opportunités – mais aussi de nouveaux défis. Comprendre et prévenir les erreurs courantes permet non seulement de gagner du temps et de l’argent, mais également d’améliorer l’adhésion et la viabilité future. Avec une approche structurée, des processus digitaux et une plateforme cohérente, l’électrification des flottes peut être un succès durable.
